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RESISTANTS MONETOIS

Une famille dans la Résistance

La famille DORIAT

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Abel Gilbert DORIAT est né le 9 septembre 1898 à CONTIGNY, fils de Gilbert et de MANTIN Françoise. Son grand-père MANTIN et ses parents étaient métayers du Comte ROY DE LACHAISE au vieux château du RIAU, dans la partie arrière qui a été démolie depuis le 11 novembre 1899.

 
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Abel Gilbert DORIAT

Conscrit de la classe 1918, Abel a été appelé avec la classe 1917 et affecté le 2 mai 1917 au 86ème Régiment d'Artillerie Lourde au Fort de SAINTE FOYE LES LYON (RHONE), il a fait ses classes puis a effectué l'école de tir au Camp de CHAMBARAN dans l'ISERE. Ensuite, il a été muté au 88ème Régiment d'Artillerie Lourde où il a participé à la bataille du Chemin des Dames et à la grande bataille de la SOMME, puis à la libération du territoire.

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Casque avec sa visière
 

Le 11 novembre 1919, il participe au grand défilé de la Victoire sous l'Arc de Triomphe à PARIS comme l'atteste la plaque commémorative fixée sur la visière de son casque. Il a été libéré le 16 avril 1920 avec le grade de Maréchal des Logis.

A son retour à la vie civile il s'est marié avec Marie COUSSOUX et a repris les activités de cultivateur. Le 8 octobre 1923 naissait Hubert Roland et le 15 mai 1927 Maurice Aimé, tous deux à La Chaise. Ensuite la famille DORIAT s'est installée comme métayer à Billonière chez le Comte IMBERT de BALLORE. Le 1er avril 1932 naissait Rémy Marcel. De ce fait le 15 octobre 1933 Abel était affecté réserviste de la classe 1912 ce qui le préservait en cas de mobilisation. Comme beaucoup d'anciens combattants de 1914. Abel avait une haine farouche envers les Boches comme il disait.

Passionné de chasse et de pêche et de braconnage, il a été surnommé RABANET du nom du célèbre braconnier creusois ayant vécu au 19ème siècle.

Au cours du conflit 1939-1945, Abel a répondu favorablement à la demande d'un ami pour cacher un poste radio-émetteur de la Résistance, à la demande des Adjudants Chefs GOURION et LEMOINE et du Commandant Gérard GERVAIS (nous ignorons leur rôle exact dans l'organisation des maquis). Abel avait connaissance des risques qu'il encourait, ainsi que sa famille.

Abel était chargé de recevoir et de transmettre les messages à LONDRES sur ordre du Camp HOCHE -Maquis Danièle CASANOVA basé au lieu-dit « La Pièce Plate », dans les gorges du DOUZENAN aux Champs de MEILLARD (1216ème Compagnie du 206ème Bataillon FTPF).

 
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Insigne FTPF

Repéré par un avion de dépistage radiogoniométrique au cours d'une liaison avec LEMOINE, le poste n'a pu être découvert. Abel le cachait dans le fagotier de sarments de vigne, dans un faux tonneau de sulfate dans un vieux sac. Une fois même, d'après ses descendants alors qu'il circulait à bicyclette, le poste dans un sac à dos, il est tombé dans un fossé au moment du passage d'un camion de repérage, écartant tous soupçons envers un vieux paysan. Il était toujours armé d'un 7.65 : en cas de capture huit balles pour les allemands et une pour lui pour ne pas subir la torture et parler. Si le poste était découvert, le message suivant était transmis à LONDRES « Le stylo est garni à l'encre rouge » et le poste devait être détruit. Nous n'avons connaissance d'aucun des messages transmis ou reçus de LONDRES concernant le maquis du secteur. A la débâcle il était en possession de 6000 balles de LEBEL, 5 fusils LEBEL et 2 MOUSQUETON, armement prévu pour armer de nouvelles recrues. Ses descendants ignorent ce que sont devenues ces armes.

Abel a fait l'objet d'une lettre de la Direction Générale des Etudes et Recherches N°60/Av de la Présidence du Gouvernement Provisoire de la République Française à PARIS en date du 7 janvier 1945 attestant son action.

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Lettre de la Direction Générale des Etudes et Recherches

Abel était titulaire des décorations suivantes :

    Croix de Guerre 1914-1918.
    Croix du Combattant 1914-1918.
    Médaille Commémorative 1914-1918.
    Médaille interallié 1914-1918.
    Médaille de la Résistance 1939-1945.
    Médaille Commémorative 1939-1945.

Pendant la guerre, son fils ainé Hubert, a été appelé aux Chantiers de la Jeunesse puis muté en Allemagne.

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Maurice Aimé DORIAT
 

Nous allons étudier la carrière de son second fils Aimé né en 1927, cultivateur célibataire, il a rejoint le maquis FTPF (Francs-Tireurs et Partisans Français), de SAINT POURCAIN au 304ème Bataillon, 2ème Compagnie stationné dans les bois de la région de CHANTELLE.

Le Commandant de Compagnie était Raymond ROUSSAT, alias « MÉDOCHE », matricule 12667, né le 4 février 1913 à BROUT-VERNET, épicier à SAINT POURCAIN.

    Son adjoint Georges DEPRESLE, alias « GOMINA », né le 17 septembre 1917, Adjudant-major, matricule 12666, demeurant rue Jacques à PARAY sous BRIAILLES.

Deux autres Monétois faisaient partie de cette 2ème Compagnie :

    André CUSSINET, alias « CASANOVA », matricule 12373, né le 31 août 1923 à MONETAY, y demeurant à La Chaise Sergent artificier.
    BARDINAT Pierre, alias « BLONDINET », matricule 12396, né le 8 janvier 1914 à MONETAY, la Chaume du Poirier, cultivateur à SAINT POURCAIN.
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Insigne FFI
 

Le maquis FTPF de SAINT POURCAIN affilié au FFI sous la houlette du Front National était composé de 52 personnes. Ces maquisards étaient traqués par le gendarme IMBAULT, Chef de la Brigade de SAINT POURCAIN et collaborateur notoire.

Il était secondé par le fils BEAUDON dont le père était garagiste Route de MOULINS à SAINT POURCAIN. De 1942 à 1944, BEAUDON défraya la chronique locale par sa collaboration liée à la Gestapo. Il devint un intime de GESSLER à VICHY et servait de guide pour les arrestations faites par la Gestapo dans la région de SAINT POURCAIN. Il a disparu sans être inquiété.

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Brassard Aimé DORIAT

A la libération, les maquis dissous ont été casernés dans l'ancienne Kommandantur dans l'asile de vieillards route de MOULINS pour être dissouts. Sur une centaine de présents, seulement 22 s'engagèrent dans l'Armée sous les ordres du Capitaine GUILLEMIN, ancien du maquis de MOULINS. Abel DORIAT s'oppose alors à l'engagement de son fils Aimé estimant que sa famille avait assez donné lors du conflit. Aimé sera appelé du contingent de la classe 1947 et effectuera son service militaire dans les parachutistes en ALGERIE à BOUGIE et PHILIPPEVILLE.

La famille DORIAT au complet est venue s'installer au domaine du Pré des Chèvres à MONETAY.

Hubert s'est marié et a pris un domaine à son compte à la Foultière à AUTRY-ISSARDS où il a élevé ses huit enfants. Il est revenu vivre à Montigny, à MONETAY pour la retraite.

Aimé a épousé Jacqueline LESTRAT puis s'est installé dans la propriété COUSSOUX, rue des Belins à MONETAY où il a élevé ses cinq enfants, fait construire une maison. Il a fait une carrière d'ouvrier d'Etat au camp militaire de SAINT LOUP comme ouvrier artificier.

Rémy s'est marié après son service militaire dans l'Armée de l'Air et il est parti tenir un commerce de presse et articles de pêche à COURS LA VILLE (69).

Abel a alors quitté le domaine du Pré des Chèvres pour s'installer métayer au Vignoble de Jean DEPRESLE, rue de La Glachère à Montigny jusqu'à l'âge de la retraite où il s'est installé Grande Rue de Montigny dans une maison qu'il avait achetée. Il est décédé le 28 juin 1968 et son épouse Marie COUSSOUX le 30 juillet 1976.

Sources:
L'Allier dans la Guerre – Paroles de Résistants par Jean DÉBORDES.
Maquis d'Auvergne par Pierre BERNIER.
Archives départementales de l'Allier côte R-919 registre matricule du Bureau de MOULINS N°1 à 500.
Documents et témoignages famille DORIAT.
Documents et insignes fournis par Paul BURLAUD.

Annexes:

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Carte des Anciens Francs-Tireurs et Partisans Français
 
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Carte FFI
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Carte d'adhérent vierge au Front National de la Résistance
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Bulletin et carte adhérent vierge "Mouvement unifié de la Renaissance"


Quelques mots sur un résistant monétois dont l'action est trop méconnue.

Le réseau MARCO-POLO fondé le 7 décembre 1942 par Jacques BERGIER, savant chimiste, demeurant à LYON, était chargé de renseigner LONDRES sur les sites industriels d'aviation allemands et de construction de V2. Son second rôle était d'aider et de récupérer les alliés parachutés ou les agents de renseignements.
C'est là qu'entre en scène Georges DOMBRET né le 18 février 1894 à NEVERS (NIEVRE), propriétaire du Belvédère à MONETAY SUR ALLIER où il est décédé le 17 mars 1958.

 
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Recruté par le Bureau Central de la Résistance Armée sous le matricule 1026 et inscrit à LONDRES sous le n°99715 comme membre des FREE FRENCH FORCES, Georges DOMBRET exerçait également la profession de marchand ambulant sur les foires et marchés de la région à l'enseigne «Au Bazar de la Ménagère», et il était propriétaire d'une importante écurie de courses hippiques dont un des chevaux «L'Emir» a remporté le prix de l'Arc de Triomphe. Toutes ses activités lui permettaient de posséder des laissez-passer (ausweis), valables sur l'ensemble du territoire pour lui, sa famille et ses employés. Ses lads et entraîneurs, deux ressortissants anglais Walter SALMON et Willy SCOTT, du genre clochard, n'étaient autres que des agents anglais qu'il a hébergés de 1941 à 1945.

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Georges DOMBRET a fait passer la ligne de démarcation à de nombreuses personnes sur le point d'être arrêtées et de nombreux courriers qui arrivèrent tous à destination, dont celui d'un ancien Président du Conseil détenu à BOURASSOL (63). Toutes personnes persécutées étaient accueillies et aidées au Belvédère par ses soins (note n°RV/204 du Gouvernement Provisoire de la République, sous-direction des Services Spéciaux 2ème bureau. Forces Combattantes du 15 janvier 1945 à Paris).

Le commissaire Georges GERARD de la Surveillance du Territoire à CLERMONT-FERRAND atteste qu'au cours des années 1942, 1943 et 1944, il a été amené à enquêter sur les agissements de Georges DOMBRET suite à des dénonciations anonymes pour activités néfastes à l'encontre de VICHY. Faisant également partie de la résistance, le Commissaire a invité Georges DOMBRET qui possédait un dépôt d'armes et armait le maquis, à plus de précautions suite à la découverte d'une liste remplie et gardée imprudemment à son domicile ainsi que des uniformes. Georges DOMBRET était le père de Roland DOMBRET industriel en soieries à LYON et de notre concitoyenne Suzanne PHIILIPPINE, tous les deux décédés.

Source:
Bulletin Municipal MONETAY SUR ALLIER.
Paul BURLAUD responsable du Souvenir Français à MONETAY.


MAQUIS DE SAINT POURÇAIN SUR SIOULE.

Voici le relevé des jeunes monétois ayant participé à la formation en 1944 avant la Libération du 204ème Bataillon de la 2ème Compagnie du maquis F.T.P. qui stationnait dans les bois de la région de Chantelle. Au total, 52 maquisards composait cette compagnie, sous les ordres du Lieutenant Raymond ROUSSAT. Deux étaient originaires de MONETAY:

    André CUSSINET dit Casanova - Matricule 12396 - Sergent - Né le 8 janvier 1914 à MONETAY où il exerça le métier de cultivateur, célibataire.
    Pierre BARDINAT dit Blondinet - Matricule 12373 - Sergent - Né le 31 août 1923 à MONETAY, il exerça le métier de cultivateur, célibataire.

Source:
L'Allier dans la guerre: le temps des passions par Jean Débordes.


SOMBRE PERIODE

Le Maquis Hoche au lieu-dit Les Champs à MEILLARD a été créé le 20 mai 1943 et dissout suite à une attaque des GMR (Groupes Mobiles de Réserve, étaient des unités paramilitaires créées par le gouvernement de Vichy) le 23 septembre 1943. Les hommes se sont dispersés dans les bois et ont rejoint d'autres maquis. Une partie a rejoint le maquis Danielle CASANOVA dans les bois de la Renaudière à MEILLARD. Ils seront chassés le 14 juillet 1944 par les Allemands et la Police de VICHY. Les 81 maquisards composant cette unité rejoignent alors d'autres maquis et la majeure partie rejoint le maquis CASANOVA qui s'est réfugié dans les bois du parc du Château de Bost à BESSON avec l'accord de Prince BOURBON DE PARME.

Le 16 juillet 1944, une ambuscade fait deux morts dans une patrouille allemande, Roger BELIEN et Marc BONNOT sont tués et Roger MAGNIERES est gravement bléssé. La riposte ne se fait pas attendre; le 18 juillet le maquis de Bost est attaqué par les Allemands et la Police de VICHY. C'est la débandade avec replis sur MEILLERS, la forêt de Moladier et les bois de Peuron. Le Prince de BOURBON DE PARME est arrêté et sera déporté à DACHAU.

Dans les jours suivant, les maquisards cachés dans les bois de Peuron sans aucune intendance sont obligés de se disperser.

Le 19 ou le 20 juillet 1944, date non retenue par les témois, les maquisards de MONETAY décident de rentrer au pays en passant par les bois de Piégut et de La Grillière, un portail existait dans l'ancienne clôture du parc au dessus de Font Raynaud.

Cet après-midi, aux Jaunins, les bouchers PATURET de CHATEL DE NEUVRE et RIBIER d'YZEURE, propriétaire d'une maison au Bel Air, procédaient à l'abattage clandestin de deux veaux avec l'aide de Louis JUTIER et de Louis DUGUÉ alors âgé de 17 ans, lequel était commis aux Jaunins.
C'est alors que Odette JUTIER NEURY vient avertir son père que son cousin René Louis LALOIRE venait chercher du poisson. Il faut dire que Louis JUTIER était pêcheur professionnel avec l'adjudication de l'Allier du pont de CHAZEUIL à une ligne allant du clocher de MONETAY à la Cité du Milieu de la gare de LA FERTÉ HAUTERIVE. Suite à cette alerte, les bêtes tuées sont cachées sous du foin pendant le court séjour de LALOIRE milicien bien connu, qui est reparti avec du poisson (voir Les monétois singuliers, Monétois tout demême).
Au même moment, Albert DUGUÉ dit le Rouge également commis aux Jaunins, et maquisard, vient prévenir des faits qui se sont déroulés et que les Allemands sont à leurs trousses. Avec d'autres maquisards, ils sont sortis du Parc de La Grillière par le petit portail qui se trouvait à l'emplacement du tourne à gauche actuel. Ils se sont cachés dans le chemin creux dit "Les Vasières" qui mène des Jaunins à la rivière qui passait au pied de MONETAY à cette époque. Louis JUTIER donne les clés de son bateau de pêche équipé d'une petite maison et de la barque permettant de rejoindre le bateau. Il demande aux maquisard de mettre le bateau en situation de pêche au millieu de la rivière et de rester cachés dans la cabane en attendant qu'une décision soit prise à leurs sujets.
André CUSSINET alias CASANOVA et Jean COURT décident de se cacher dans les buissons du pacage, Aimé FUGIER regagne le domicile de ses parents au Bel Air, Guy PERRET et un nommé REIDER vont se cacher chez Valentin PAGNON à Billonières.
Le soir Louis DUGUÉ va aviser des événements son père Pierre DUGUÉ (grand blessé de guerre 14-18), ouvrier maçon, veuf, père de quatre enfants demeurant aux maisons Neuves (maison ROUX). Au cours de la nuit Pierre DUGUÉ évacue son fils Albert et ses camarades de la cabane de pëche et les conduit à GOUISE où ils se cachent dans une cabane de roseaux au milieu d'un grand étang. Ils seront pris en charge par d'autres résistants et dirigés sur plusieurs maquis dont certains en Saône et Loire.

Résistants

Le 1er août 1944, vers 5 heures 30, madame Eva AUDEVAR du Bourg de CONTIGNY qui se rendait au ravitaillement aux Jaunins est arrêtée et contrôlée par la Police de Vichy en arrivant à La Chaise; le village est assiègé par les Allemands et la Milice qui surveillaient la route et les vignes à l'arrière des maisons dans le talus pour éviter toutes fuites, la maison COURT au vieux château est perquisitionnée en vain ainsi que les maisons HUTTINET ou PERRET était commis ainsi que chez CUSSINET.

En arrivant à la Croix de la Parodelle, aujourd'hui La vierge au Tonneau, elle remarque le même dispositif dans le chemi des Morats, sur la route de la Côte des Auges et dans la rue du Bel Air.
Aimé FUGIER sera arrêté au domicile de ses parents, transféré à VICHY il sera martyrisé et fusillé dans la carrière de Grandval à BUSSET.
Guy PERRET et REIDER seront arrêtés chez PAGNON à Billonières dans les mêmes circonstances. Guy PERRET sera déporté et décédera le 25 février 1945 à DACHAU.
Robert THEVENET est arrêté à MEILLARD, interné à La Mal-Coiffée, martyrisé et sera libéré au départ des Allemands.
Jean COURT qui s'était engagé dans les FFI est bléssé gravement par accident d'arme à feu à la caserne de La Madeleine à MOULINS où il décédera le 24 janvier 1945 à l'hopital (voir Monument aux morts dans chapitre lieux remarquables).
André CUSSINET, spécialiste des explosifs a fait sauter le transformateur du Camp de SAINT LOUP malgré la garde allemande. Asa demande, il a été entérré au carré militaire aux côtés de ses anciens camarades de combat.

Les maquisards avaient-ils été dénoncés par des voisins ou les premiers arrêtés avaient-ils parlé sous la torture; à ce jour, le doute existe et seule la lecture des archives pourra éclairé le sujet mais la majeure partie des archives de la Milice a été détruite lors de la Libération de VICHY.

A noter que malgré son jeune âge Louis DUGUÉ participait au ravitaillement du maquis en armes et en nourriture, à bicyclette par Font Raynaud et la Croix Menoux sans attirer l'attention.

Source:
Journal de l'Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance et des Amis - Edition de l'Allier.
Dans cette revue, Témoignages de Lucien DEPRESLES et Jean AMEURLAIN, lieutenants FTP.
Témoignages de Odette JUTIER-NEURY-COLLON et de Louis DUGUE recueillis par Paul BURLAUD.

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