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FIEF DE LA GRILLIERE
Carte Cassini

En 1302, le fief de La Grillière devait être compris dans la terre de Monétay. En comparant les indications topographiques fournies par la carte de Cassini et la carte d'Etat-Major, on voit que le manoir, chef du fief de La Grillière, se trouvait situé au nord, à environ un kilomètre à vol d'oiseau du bourg de Monétay, non loin du château moderne de La Grillière.

Hugues, chevalier, de Vendat eut pour fille: Agnès, dame de Monestay, de Vendat qui s'est mariée à Jehan de Montmorillon. Ce dernier rend foi et hommage pour son hostel appellé de Monestay et ses appartenances.

Une pièce de procédure du 30 août 1692 établit les rapports entre la terre de la Grillière et celle de Monestay.

Le défendeur, Pierre de Rives, rapporte un ancien dénombrement de son dit fief de la Grillière donné l'an 1302 par Jean de Montmorillon... afin que les demandeurs ne puissent pas luy dire que le susdit dernier titre n'affecte que les seigneurs de Monnestay et non le seigneur de la Grillière, il remontre que les seigneurs de Monnestay et de la Grillière estoient la même chose, cela est si vray que c'est François de Monnestay qui a fait vente de la dite terre de la Grillière au père dudit deffandeur...

Vers 1353, apparaît Hugues de Monestay. Suit une lacune jusqu'à 1405. A cette date, Jehan de Monestay doit au duc Louis II, 15 sols de cens, pour une terre située au lieu dit "l'estang de la Greslière".

Le 10 mars 1493, Henry de Monnestay, seigneur des Forges et de la Greslière, conseiller maître d'hôtel ordinaire du Roy et capitaine des francs-archers de Bourbonnais vend sa terre de la Greslière au chapitre de Verneuil, avec faculté de réméré, pour la somme de deux cents escus et demy à la couronne et vingt-six écus d'or au soleil.

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Propriété pendant plus d'un siècle de la famille DELACODRE; château détruit en 1883 et remplacé par l'actuel.

Vers 1507, la propriétaire est Marguerite d'Arson, dame des Forges, du Graveron et de la Greslière. En 1513, lui succède Jehanne de Maulvoisin, veulve d'Octavien de Monnestay, de son vivant seigneur des Forges, du Graveron et de la Grillière

En 1518 et 1520, des reconnaissances de cens sont faites au profit de messire Eustache de Monestay, chevalier, seigneur des Forges et de la Grillière. Eustache de Monestay épouse en premières noces Gabrielle de Saint-Han, le 5 février 1500. Il sert le roi Louis XII en la même charge que son père, de capitaine de francs-archers dont il est pourvu le 10 juillet 1498. Il sera gouverneur du château de Gennes et citadelle de Saint-François sous le roi François Ier. Il épouse en secondes noces Marguerite d'Arson. Du premier lit : Gilbert de Monestay, échanson de François Ier, premier capitaine de Verneuil et mestre de camp d'un régiment de 1000 hommes à pied. Il épouse le 29 mai 1546 Marie du Fresneau. Pas de postérité. Du deuxième lit : Octavien de Monestay qui épouse le 24 juillet 1550 Jeanne de Mauvoisin, fille de François, seigneur de la Forêt et de Jacquette de Brisay.

Les seigneurs de la Grillière possédaient une chapelle en l'église de Monétay.

Après une nouvelle lacune, Jehan de Monestay, gouverneur de Montluçon, tient le fief de la Grelière. Il épouse en 1579 Louise de Rochefort, fille de François et de Jeanne de Courtenay. Après lui, la Grelière passe à son fils Gaspard, qui épouse en 1627 Esmée de Bonnay, veuve de Paul...seigneur de Bonnay et de Demoret, fille de Edme de Bonnay et d'Antoinette de Damas d'Anzely. De ce mariage, naît Jean-François, qui épouse Marie de Jacquinet, fille de Jean, seigneur de Panessière et de Marguerite Courtois.

Il vend sa terre de la Grillière, le 3 Avril 1661, à Antoine de Rives et Magdeleine de la Vauvre. Ces derniers ont deux enfants : Aymée, qui épouse en 1688 Pierre Roubert, sieur des Jardiers et de Saint-Georges, et Pierre , époux de Catherine Aujouhannet. Pierre de Rives meurt le 5 février 1703, laissant une fille mineure, Catherine. Elle épousera en 1723 François de Lacôdre.

La terre de la Grillière passe ensuite à Gabriel de Lacôdre, fils de François. Il épouse Magdeleine Bodin et meurt le 2 juillet 1750, à 24 ans , laissant plusieurs enfants mineurs dont Gabriel qui épouse Anne Mayat. Ils ont plusieurs enfants dont : Madeleine, Marie-Anne et Marguerite.

Source:
Allier Généalogie n°64 - 4ème trimestre 2003

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Jacques Philippe de Lacôdre, fils de Gabriel et de Anne Mayat du Morat qui a résidé à la Grillière de 1810 à 1830 environ vend la propriété à Augustin Leclerc, riche bourgeois serviteur de l'Etat ayant de nombreux diplomates et d'une famille très illustre.
Augustin Leclerc est né le 8 avril 1818 à Paris, suite au décès de sa mère il a été élevé par son père. Il réside 95 rue Richelieu à Paris où il fréquente les intellectuels républicains, rapportant ainsi des idées nouvelles à chacun de ses voyages. Ainsi, lors de la révolution 1848 les maires royalistes sont démis de leur fonction. Jacques Antoine Mayat doit céder sa place à Augustin LECLERC le 4 avril 1848.

Le Président de la République Louis Napoléon Bonaparte prépare son coup d'Etat et place ses hommes de confiance aux postes clés. Le Préfet Maupas demande donc aux maires de lui faire chaque mois un compte-rendu détaillé de la situation politique et morale de la population. Auguste Leclerc refuse de s'y soumettre. Ainsi après le coup d'Etat du 2 décembre 1851 qui proclame Louis Napoléon Bonaparte Empereur, Leclerc est révoqué de sa fonction de maire et remplacé par Antoine Mayat président de la commission municipale.

Par arrêté du 20 décembre 1851, le Général de Brigade Eynard, commandant l'état de siège dans le département de l'Allier arrête :

  • que les biens des inculpés sont mis sous séquestre.
  • le directeur des Domaines du département de l'Allier est chargé de l'exécution du présent.
  • 832 cas seront examinés dont les auteurs se sont rendus coupables, comme auteurs ou complices, de l'insurection qui a éclaté dans le département de l'Allier les 3, 4 et 5 décembre 1851, soit en y prenant une part active et directe, soit comme membres de la Société Secrète qui l'a préparée, faclitée et consommée.

    Les commissions militaires créés à Moulins condamnent:

  • 1 peine de mort.
  • 3 déportations en enceinte fortifiée.
  • 2 déportations simples.
  • 2 travaux forcés.
  • 1 réclusion.
  • 1 détention simple.
  • 13 déportations à Cayenne.
  • 257 transportés en Algérie.
  • 8 expulsés du territoire.
  • 100 internés.
  • 91 mises sous surveillance.
  • 14 envoyées en correctionnelle.
  • 4 enfants envoyés en maison de correction.
  • Leclerc se sort bien de l'affaire, retrouve ses propriétés grace à ses relations et à sa fortune, et en juin 1855 il retrouve son siège de conseiller municipal avec Emmanuel Roy de Lachaise maire.
    La rancune impériale n'aura pas été trop sévère. Par Décret du 25 juin 1860 Augustin Victor Leclerc et son frère Félix Auguste Leclerc né le 14 février 1821 à Paris sont autorisés à joindre le titre de Comte et de Vicomte de Pulligny à leur nom. Ce titre n'existait plus depuis le moyen-âge et concernait une très illustre famille noble de Lorraine (de Pulligny en Meurthe et Moselle) dont ils sont les descendants directs par leur mère
    Augustin Victor Leclerc a épousé Elisabeth Pauline de Fussey d'une grande et illustre famille noble de Bourgogne de la région de Beaune, famille apparentée aux Montmorancy et aux Bourbon-Condé. Le couple n'aura pas d'enfant. Augustin a élevé un fils de son épouse. Augustin Leclerc est mort en 1900 à Paris.

    Le titre de Pulligny s'est éteint en 1939 à la mort de son neveu Jean Leclerc de Pulligny grand savant comme son père Félix Augustin Leclerc de Pulligny (º14/02/1821 à Paris - †28/06/1893 à Ecos (27)) marié le 7 juillet 1849 avec Sophie Huve de Garel, trois enfants dont Jean (º1859 - †1939) Réf. Encyclopédie Larousse article 11023251.

    Le 31 août 1861 Auguste Victor Leclerc de Pulligny et son épouse Elisabeth Pauline de Fussey demeurant ensemble au 4 rue Saint Florentin à Paris, vendent la propriété de La Grillière d'une superficie de 272 hectares à Monsieur Jean Marie Durieu (º08/11/1804, Comte Romain par Bref Papale en 1848 Directeur des cultes †28/02/1890 en son hotel particulier à Paris), propriétaire et maire de Saint Etienne de Varenne (Rhône) et à son épouse Louise Alexandrine Delphine Nicolau de Montribloud (º13/04/1813 à Paris de Antoine Jean Baptiste Nicolau de Montribloud et de Claudine Lafond. x24/11/1836 à Saint Etienne la Varenne, †22/08/1898). Réf. Google généalogie.

    La propriété revient à Stepen Durieu de Lacarelle, Comte Romain (º15/09/1848 - †15/10/1912), époux de Marie Louise Gabrielle de Barthelats fille du marquis Jean Louis de Barthelats (º8/09/1814 - †20/10/1870 à Logères) et de Marie Octavie Vernin d'Aigrepont (º17/11/1820 Etroussat - †9/12/1891 à Logères). Leur fille Marie Louise Gabrielle était veuve de Gaston de Beuverand constructeur du château actuel.

    Le château actuel est une construction néo-gothique-écossaise datant des années 1895-98. Lorsque les propriètaires,revenant d'un voyage d'Angleterre, décident d'abandonner leur château de Logère pour constrire un bâtiment d'inspiaration écossaise. Ce château comporte de luxueuses boiseries et éléments de marbre qui sont classés historiques
    Un élève de Gustave Eiffel a construit un auvent situé dans les communs dont les structures sont constituées de poutrelles d'acier.
    Les monuments historiques ont classé le château, y compris les pièces suivantes avec leur décor: fumoir avec sa galerie entresolée; bibliothèque avec ses boiseries et son plafond peint; salle à manger; grand et petit salons.

    Ensuite, la propriété passe à leur fils Etienne Raymond Comte Durieu de Lacarelle (º29/02/1880 - †23/04/1969 à La Grillière) époux de Thérèse de Lur-Saluces (º3/082/1884 - †31/03/1976). Suite aux héritages de Barthelats et de son grand-oncle Achille Vernin d'Aigrepont en 1925 et à de nombreux achats, la propriété de La Grillière est à son apogée et s'étend sur plusieurs communes.

    Sa fille Anne-Marie Gabrielle Durieu de Lacarelle épouse du Vicomte Augustin Léon Marie Gabriel du Chemin de Chasseval (1905-1964), hérite de la propriété.

    Aujourd'hui, leur fils Hugues du Chemin de Chasseval et son épouse Florence de Galbert, héritiers, habitent le château. Sous l'impulsion de Monsieur Juban le parc est devenu un haut lieu de la chasse aux faisans vénérés, activité reconnue dans toute la France.

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