Monetay sur Allier

Née le 30 avril 1924 à Châtel-Montagne, décédée le 20 septembre 2007 à Montluçon; institutrice dans l’Allier; syndicaliste SNI (École émancipée).
Fille d’un cheminot au dépôt de Saint-Germain-des-Fossés et d’une employée saisonnière à Vichy, Suzette Charasse naquit au domicile de sa grand-mère maternelle. Élève du cours complémentaire de Saint-Germain-des-Fossés, elle entra à l’École normale d’institutrices de Moulins ; elle acheva sa scolarité à Montluçon puis enseigna dans divers villages (Droiturier, Diou où elle rencontra son mari, Raymond François) du département puis avec son mari à Monétay-sur-Allier .
Lors des journées des Jeunes du Syndicat national des instituteurs à Limoges, les 5-6 avril 1950, « jeune institutrice » dans l’Allier, selon le compte rendu de L’École libératrice du 25 mai 1950, elle intervint après le rapport de Denis Forestier, sur la question de la limité d’âge pour la retraite. L’année suivante, elle était élue au conseil départemental de l’enseignement primaire et entra au conseil syndical de la section départementale du SNI. Deux ans plus tard, à la fin de 1953, elle participait à la démission collective pour protester contre la politique répressive du gouvernement et sa politique antilaïque. Elle fut réélue en janvier 1954. Elle siégea dans les années 1960 à la Commission administrative paritaire départementale.
Mariée en juillet 1949 à Thiel-sur-Acolin (Allier) avec Raymond François, instituteur, Suzette François était une des animatrices du groupe des « Amis de L’École émancipée » avec Jeanne Laurent. Dans leur poste rural à Monétay, ils animèrent l’Amicale laïque et géraient la cantine scolaire. Campeurs, ils jouaient un rôle départemental dans le Mouvement laïque des auberges de jeunesse. Membres de l’École moderne, ils pratiquaient les techniquesFreinet (textes libres, correspondance scolaire, impression du journal scolaire Grappe d’or) et étaient actifs dans le groupe pédagogique qu’animaient des instituteurs du département.

Veuve à partir de 1970, après une période difficile, Suzette François poursuivit son action. Elle se retira à Huriel où habitaient ses beaux-parents puis à Montluçon. Devenue Déléguée départementale de l’éducation nationale (DDEN), elle militait avec les Verts et participait aux activités du club des retraités de la Mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN).

Elle pratiquait les techniques Freinet (textes libres, correspondance scolaire, impression du journal scolaire Grappe d'or).